Récapitulatif des faits :
Surnom : « Le Barbe-bleue de Gambais »
Date de naissance : 12 avril 1869
Lieux de naissance : Paris (19ème arrondissement)
Terrain de chasse : Vernouillet et Gambais
Le mode opératoire : Il passe des petites annonces et sélectionne les riches veuves de la 1ère Guerre Mondiale. Après leur avoir fait signer une décharge, il les assassine lors d’un week-end à la campagne en les brulant dans sa cuisinière.
Nombre des Victimes : 11 personnes
Jugement : Guillotiné le 25 février 1922 à Versailles
Le résumé des faits : Le 25 février 1922, Henri Désiré Landru est exécuté pour le meurtre de 11 femmes dont les corps ne seront pas retrouvés. Cette affaire à tenue en haleine la France entière.
Né le 12 février 1869, Henri Désiré Landru grandit à Paris avec son père, chauffeur dans une fonderie et sa mère, couturière. La famille est heureuse, Landru est un enfant choyé.
Il grandit chez les « Frères », devient sous-diacre à Paris en l’église Saint-Louis-en-l’île puis intègre, à 20 ans, une étude d’architecte où il rencontre Marie-Catherine Rémy, sa future femme dont il tombe très amoureux.
Lors de son service militaire, en 1891, le couple accueille Marie, l’ainée de leurs 4 enfants. Henri Désiré Landru la reconnaitra à ces 2 ans.
A partir de 1893, Landru souhaite accéder à une certaine condition sociale et cherche donc à ramener de l’argent pour subvenir aux besoins de sa famille. Il enchaîne alors différents métiers (brocanteur, cartographe, entrepreneur ou encore comptable) qui malheureusement ne lui feront pas gagner l’argent espéré.
Les arnaques :
Son parcours professionnel assez atypique l’amène à ouvrir une fabrique de bicyclette à pétrole. Comme les affaires déclinent, Landru décide de monter sa toute première escroquerie : via une campagne de publicité nationale, il offre la possibilité aux acheteurs de commander la bicyclette en la réservant après le dépôt d’un mandat égal au tiers du prix du produit. Après avoir reçu de très nombreuses commandes, il disparaitra avec l’argent sans honorer ses commandes.
Entre 1900 et 1912, il accumule les arrestations pour diverses arnaques et plaintes pour malversations. Il est tout d’abord condamné à 36 mois de prison et à 50 Frs d’amende en 1904 et de nouveau à 13 mois d’emprisonnement en 1906.
Il sort de prison plus tôt que prévu après avoir reçu le témoignage d’un psychiatre le déclarant « dans un état mental maladif ».
En 1909, il réintègre une cellule de prison pour 3 ans après s’être enfoui avec les titres de Jeanne Izoret, avec laquelle il venait de se fiancer.
En 1914, il est de nouveau condamné par défaut à 4 ans de prison pour une nouvelle escroquerie (il revend un garage sans avoir payé le propriétaire initial). Landru est obligé de fuir car cette 4ème condamnation implique automatiquement la déportation à vie au bagne de Guyane (qui présente les conditions de survie les plus difficiles à cette période).
Les crimes :
En 1915, Landru entreprend de séduire des veuves esseulées afin de soutirer leurs économies.
Le mode opératoire de chacun de ses futurs crimes est identique :
Il entreprend, tout d’abord, une sélection lui permettant de trouver des femmes seules (La première Guerre Mondiale lui permet hélas d’en trouver de nombreuses) et les séduit. Pour se faire, il n’hésite pas à se farder en bel et riche homme. Il abuse alors ses victimes en leur laissant croire à un possible mariage et les invite pour un week-end à la campagne (tout d’abord à Vernouillet puis à Gambais).
Sa facilité d’élocution et son charme lui permettent de faire signer des procurations sur les comptes bancaires de ces femmes. Pour en profiter pleinement, il les tue et fait disparaitre les corps.
Landru se permet, grâce à ses nombreux pseudonymes, quelques visites à sa femme et à ses enfants (qui le croient brocanteur). En effet, la France est en pleine guerre et les autorités, à cette période, ne concentrent pas leurs effectifs à la recherche des escrocs en fuite.
L’arrestation :
En fin d’année 1918, le Maire de Gambais s’interroge sur la similitude de certains courriers reçus à son bureau : 2 femmes se seraient établies successivement à Gambais, l’une avec un certain M. Dupont et l’autre avec un certain M. Frémyet. Elles n’auraient laissé aucune nouvelle à leurs proches depuis cette installation.
Le maire, qui n’a pas eu vent de l’arrivée de ces 2 couples à Gambais met les 2 familles en relation. Celles-ci découvrent très vite que M. Dupont et M. Frémyet sont une seule et même personne et décident de porté plainte contre X.
L’enquête menée par la police reste vaine jusqu’en avril 1919. Les nombreux noms d’empreint de Landru rendent sa localisation difficile. Pourtant, la chance va permettre à la parente d’une disparue d’identifier M. Fremyet, (connu sous le nom de Lucien Guillet ou encore d’Henri Landru), à la sortie d’un magasin à Paris.
Il est arrêté le 12 avril 1919 pour escroquerie et abus de confiance.
Le procès :
De nombreux détails encore inconnus par les services de police vont être découverts lors de l’instruction. Alors qu’il pensait instruire une simple affaire d’escroquerie, le juge va rapidement être amené à requalifier l’inculpation pour meurtre.
Effectivement, il est très rapidement découvert que plus de 280 femmes sont entrées en contact avec Landru via une agence matrimoniale. Dans un carnet personnel de Landru, le juge découvrira, parmi sa longue liste de contact, le nom de 10 femmes disparues.
La police découvre dans les 2 maisons de campagne louées par Landru (à Vernouillet et à Gambais), de très nombreuses traces de restes humains. Des os, 47 dents ou fragments de dents, des boutons brulés, des tas de cendres, des morceaux de corsets et un meuble ayant appartenu à l’une des victimes…
La police découvre également des reçus, appartenant à Landru, justifiant de l’achat de diverses scies. Certains reçus bancaires pour l’achat de billets de train prouveront le sort réservé par Landru aux victimes : il achetait des billets allers-retours, à son nom, pour Vernouillet mais que des allers-simples pour ses accompagnatrices. Le doute n’était plus permis suite à ces découvertes.
Il sera prouvé plus tard par des spécialistes, que les corps étaient découpés et qu’une partie était jetée dans l’étang le plus proche ou enterrée tandis que l’autre partie (les pieds, les mains et les têtes) était brulée probablement dans la cuisinière.
Le 7 novembre 1921, au terme d’un procès haletant suivi par le Tout-Paris, Henri Désiré Landru est reconnu coupable d’escroquerie et du meurtre de 11 personnes. Malgré ses nombreuses interventions lors du procès et ses nombreuses réparties (comme « Montrez-moi les cadavres !»), il est condamné à mort le 30 novembre 1921.
Après avoir vu son recours en grâce refusé par le Président de la République Alexandre Millerand, Landru est guillotiné dans l’enceinte de la prison de Versailles à l’aube du 25 février 1922 par Anatole Deibler, bourreau français exécuteur de plus de 395 sentences à mort.
Marie-Catherine Landru et son fils Maurice seront inculpés de recel d’objets volés et de faux et usage de faux avant d’obtenir un non-lieu et d’être relaxés.
Les victimes de Landru :
- Jeanne-Marie Cuchet, 39 ans, morte en février 1915
- André Cuchet, 17 ans, mort en février 1915
- Thérèse Laborde-Line, 47 ans, morte en juin 1915
- Marie-Angélique Guillin, morte le 3 août 1915
- Berthe-Anna Héon, 55 ans, morte en décembre 1915
- Anne Collomb, 44 ans, morte le 27 décembre 1916
- Andrée-Anne Babelay, 19 ans, morte le 12 avril 1917
- Céléstine Buisson, morte le 19 août 1917
- Louise-Joséphine Jaume, 38 ans, morte le 26 novembre 1917
- Anne-Marie Pascal, 33 ans, morte le 5 avril 1918
- Marie-Thérèse Marchadier, 38 ans, morte le 13 janvier 1919
La date exacte de la mort de certaines victimes sera découverte dans les papiers personnels de Landru.
Portrait de Landru, bertillonnage :
Pour voir plus de "Bertillonnage", consultez LFD TV avec toute la saga des "présumés coupables"...
Ericmaillaird : Vraiment ! Je trouve ça beau ! Arrachage d'yeux ! J'aaaadorreeee ! J'ai fais la même avec mon chien ! Rest in peace pepete :)…
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Ericmaillaird : C'est dégueu ! Horrible même !…
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Frederick : excellent, on a quand même encore le droit de rêver.
Que la force soit avec nouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus :-)…
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Frederick : franchement pas étonné qu'il y ait de la gruge derrière tout cela.
Il est franchement bien placé lol…
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Kathy : Violation de la dignité*, pardonnez la faute.…
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