Qu’est-ce que le GIGN ?
Spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de libération des otages, cette unité d’élite de l’armée française est créée le 1er mars 1974 suite à une mutinerie dans une maison d’arrêt.
La devise du GIGN résume assez bien l’objectif de l’unité, basée à Satory (quartier de la ville de Versailles) : « Sauver des vies au mépris de la sienne ».
Réorganisé depuis le 1er septembre 2007, le GIGN regroupe aujourd’hui tous les hommes de l’ancien Groupe de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN).
Les missions du GIGN
Le GIGN intervient sur de nombreuses missions telles que :
- Les missions d’antiterrorisme :
- Les détournements d’avion (Piratair)
- Les détournements ou attaques de navire (Piratmer)
- Les attaques nucléaires (Piratome)
- Les attaques chimiques ou biologiques (Piratox)
- Les prises d’otages de ressortissants français à l’étranger (Piratext)
La répartition des autres missions (telles que les prises d’otages) peut se faire entre le GIGN et le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion). Le Raid ne peut intervenir que sur les zones de police nationale alors que le GIGN peut intervenir sur l’ensemble du territoire Français, y compris les DOM-TOM.
Les interventions diverses : les neutralisations de forcenés ou les arrestations de personnes dangereuses et armées.
La Force de Sécurité et de Protection (FSP) qui assure la protection des hautes personnalités françaises ou étrangères ainsi que des diplomates en poste dans des pays à risques. De plus, cette force assure la mise en sécurité des sites lors des évènements majeurs.
Enfin, le GIGN assure également la formation de troupes d’élites étrangères.
Pour permettre la réalisation de toutes ses missions, les membres du GIGN, qui doivent avoir intégré la gendarmerie avant leur entrée dans l’unité d’élite et avoir moins de 32 ans, s’entrainent quotidiennement dans des conditions extrêmes. Chaque entrainement les amène vers de très nombreuses situations à risques afin de parer à tous les appels de départ en mission. Ainsi, il y a eu, à ce jour, plus de décès lors des entrainements que lors des missions.
Histoire du GIGN
Suite à la tragédie de Munich en 1972 qui s'était finie par un carnage dû à l'inexistence à l'époque d'unités spécialisées mais aussi à une mutinerie dans une maison d’arrêt française, la Gendarmerie Nationale créée, en novembre 1973, l’ECRI (Equipe Commando Régionale d’Intervention) au sein de l’escadron mobile 2/2 de Maisons-Alfort. Cette équipe devient opérationnelle le 1er mars 1974 : qui deviendra la date officielle de création du GIGN. Il est décidé de la création de 2 Groupes d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN).
- Le 1er groupe, basé à Maisons-Alfort, intégrant l’ECRI et opérant sur le territoire des 1re, 2e, 3e et 6e régions militaires.
- Le 2nd groupe, basé à Mont-de-Marsan, crée au sein de l’escadron 9/11 de la gendarmerie mobile et opérant sur les 4e, 5e et 7e régions militaires, plus spécialisé dans les exercices de marine.
L’objectif premier était de développer la création de ces groupes partout en France, toutefois en 1976, il est décidé de fusionner ces 2 groupes en un seul et unique GIGN et de l’installer à Satory (quartier de la ville de Versailles principalement occupé par un camp militaire et utilisé au logement des familles de gendarme).
En 2004, le GIGN comptabilise plus de 1030 missions, plus de 970 arrestations et 534 otages libérés.
9 officiers se sont succédés aux commandes du GIGN :
Le Lieutenant Christian Prouteau (1973 – 1982)
Le Capitaine Paul Barril (intérim de 1982 – 1983)
Le Capitaine Philippe Masselin (1983 – 1985)
Le Capitaine Philippe Legorjus (1985 – 1989)
Le Chef d’Escadron Lionel Chesneau (1989 – 1992)
Le Capitaine Denis Favier (1992 – 1997)
Le Chef d’Escadron Eric Gerard (1997 – 2002)
Le Lieutenant-Colonel Frédéric Gallois (2002 – 2007)
Le Colonel Denis Favier (Depuis 2007)
Le groupe reste à ce jour, LA référence internationale dans la sécurité des personnes civiles.
L’affaire des « Irlandais de Vincennes » : Le faux pas
Le 29 août 1982, une équipe du GIGN, chapoté par le capitaine Paul Barril, prend d’assaut un appartement de Vincennes soupçonné de couvrir les activités de membres de l’Ira. Lors de cette opération des explosifs sont retrouvés dans l’appartement et Michael Plunkett et ses amis irlandais sont immédiatement arrêtés.
Quelques temps après cette arrestation, les français découvriront que les explosifs ont été apportés dans l’appartement par les membres du GIGN… Cette affaire fait alors la une des journaux pour 2 raisons :
Les Irlandais auront fait 9 mois de détention avant d’être disculpés et relâchés vers la fin du mois de mai 1983.
François Mitterrand, tout fraichement élu Président de la République, venait de confier sa sécurité personnel au GIGN et non plus à la Police comme l’avait toujours fait ces prédécesseurs. En ternissant l’image du GIGN, cette affaire remettait aussi en cause « les gendarmes de l’Elysées ».
Les grandes opérations du GIGN
Mutineries en maison d’arrêt :
Cette crise est vite endiguée dans un minimum de violence.
Prises d’otage :
2 Enfants, 7 terroristes et 9 soldats somaliens sont tués.
Mai 1979, le GIGN organise la libération des fonctionnaires de l’ambassade de France à San Salvador.
Les terroristes se rendre aux autorités françaises qui acceptent en échange de les libérer au Panama.
Du 23 novembre au 5 décembre 1979, le GIGN met en place le plan d’attaque final lors de la prise de la Grande Mosquée de la Mecque.
Vu l’ampleur de cette prise d’otage (plusieurs milliers d’otages et près de 130 terroristes), un nombre important de victime est dénombré.
Février 1980, un commando corse mené par Marcel Lorenzoni, militant nationaliste, prend en otage des clients de l’Hôtel Fesch.
Les terroristes se rendent après des négociations avec l’équipe du Capitaine Paul Barril du GIGN.
Mai 1988, 16 gendarmes-otages sont retenus par Alphonse Dianou, indépendantiste, et emmenés dans une grotte près de la tribu de Gossanah en Nouvelle-Calédonie. Le GIGN intervient lors d’une attaque surprise.
2 militaires de la DGSE ainsi que 19 indépendantistes kanaks sont tués lors de la libération des otages. Des membres du FLNKS d'autres indépendantistes accuseront les forces de l'ordre d'avoir « laissé mourir volontairement » ou « exécuté sommairement » certains preneurs d’otages après l’assaut.
Le 11 avril, le plan Piratmer est déclenché lors de la prise d’otage du Ponant, voilier de luxe naviguant au large de la Somalie. « L’opération Thalathine » s’organise. 2 équipes du GIGN sont mises en place. L’une négocie avec les preneurs d’otage depuis la France et l’autre, menée par le Colonel Denis Favier, débarque sur le Ponant.
Les 30 otages sont libérés. L’armée française arrête une partie des pirates.
Détournements :
Septembre 1976, 5 terroristes croates anti-titistes détournent un Boeing 747 de la TWA.
Après les négociations entreprises avec le GIGN, les terroristes se rendent et les 49 otages sont libérés.
Septembre 1977, Jacques Robert détourne un vol Paris-Lyon. 94 otages, dont le Député Lucien Neuwirth et l’ancien ministre Philippe Malaud, sont retenus depuis 7 heures.
Après l’assaut du GIGN et de la Brigade anti-gang, 1 passager est tué, 4 sont blessés (dont un grièvement) et le preneur d’otage se rend.
Mai 1981, un pirate de l’air détourne un avion afin d’obliger le pape à révéler le « troisième secret de Fatima ».
Le forcené sera maitrisé à mains nues lors d’un assaut-surprise.
Décembre 1994, 4 terroristes membres du GIA (Groupe Armé Islamique) prennent en otage les passagers du Vol AF8969 reliant Alger à Paris. Leur objectif était de faire exploser l’avion en pleine vol et ou de le faire s’écraser sur un monument comme la Tour Eiffel. Le GIGN donnera l’assaut sur l’aéroport de Marignane.
Les 4 terroristes seront tués et les otages seront sauvés. La libération, filmée par toutes les télévisions, met le GIGN sous les feux de la rampe grâce au nombre très limité de victimes.
Le 27 septembre 2005, des marins syndicalistes du STC (Syndicat des Travailleurs Corse) détournent le plus grand navire de la flotte de la SNCM : le Pascal Paoli.
Le Commando Hubert et le GIGN organise une opération d’abordage héliporté et reprennent le contrôle du bateau.
Maitrise d’un forcené :
Chelles, en avril 1982, un homme surarmé se retranche chez lui. Après avoir tiré plus de 2000 cartouches en une journée, le Commandant Prouteau comprend très vite que le forcené cherche à défier le GIGN.
Profitant du relâchement de l’homme, un gendarme arrive à le maitriser à mains nues et l’arrête.
Le 23 juin 1997, maitrise d’un forcené à Valaurie (Drôme)
Jean-Louis Prianon, un membre du GIGN est tué
Le 19 janvier 2007, le GIGN intervient à Gensac-sur-Garonne où un forcené s’est retranché chez Lui.
2 gendarmes sont blessés et le maréchal des logis chef Frédéric Mortier, 35 ans est tué.
Antiterrorisme :
Septembre 1995, le GIGN apporte son aide à l’EPIGN (Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) dans la traque de Khaled Kelkal - terroriste algérien, membre du GIA et responsable de la vague d’attentats commis en France pendant l’été de cette même année. Ils seront rappelés pour une autre opération.
L’EPIGN arrêtera le terroriste peu après.
Le 29 septembre 1995, le GIGN participe à l’opération Azalée aux Comores (opération militaire française visant à soumettre le mercenaire français Bob Denard)
Le 6 octobre, Bob Denard accompagné de ses mercenaires se rendent aux gendarmes du GIGN.
Une suite de documentaires vidéos sur le GIGN :
documentaire France 3

Ericmaillaird : Vraiment ! Je trouve ça beau ! Arrachage d'yeux ! J'aaaadorreeee ! J'ai fais la même avec mon chien ! Rest in peace pepete :)…
sur Les Soeurs Papin
Ericmaillaird : C'est dégueu ! Horrible même !…
sur Les Soeurs Papin
Frederick : excellent, on a quand même encore le droit de rêver.
Que la force soit avec nouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus :-)…
sur pub darkvador Volkswagen
Frederick : franchement pas étonné qu'il y ait de la gruge derrière tout cela.
Il est franchement bien placé lol…
sur Faits divers paris sportifs
Kathy : Violation de la dignité*, pardonnez la faute.…
sur Armin Meiwes