e samedi 11 juin 1994, Corinne Tanay confie la garde de sa petite fille Emilie aux Tocqueville pour le week-end. Les 2 enfants des Tocqueville, Jérôme et Bertrand sont des camarades de classe d’Emilie et passent avec elle une excellente journée à l’occasion de la fête médiévale de Gruchet-le-Valasse.
En fin de journée, Emilie souffrant d’une bronchite prend son traitement, de la Josacine 500 ®, l’antibiotique le plus prescrit aux enfants.
Soudain la petite fille s’écroule et après quelques spasmes perd connaissance.
Malgré une tentative de réanimation de Jean-Michel Tocqueville et l’arrivée rapide des urgences, Emilie Tanay décède à l’hôpital.
L’enquête :
Immédiatement les soupçons se portent sur le médicament. Un communiqué de presse est diffusé le 16 juin en fin de journal télévisé par le laboratoire Bellon indiquant qu’une petite fille est morte empoisonnée après l’absorption d’une dose de Josacine ®. Tandis que le laboratoire interdit rapidement la vente du médicament, des milliers de parents effrayés se débarrassent de leurs flacons.
Après analyse, les experts découvrent la présence de cyanure dans le flacon des Tanay. L’enquête certifie rapidement que le cyanure a été rajouté dans le flacon de Josacine ® après ouverture et disculpe donc le laboratoire et la pharmacie.
La police dirige alors son enquête vers un empoisonnement prémédité et dressent une liste de suspects potentiels : les parents de la petite Emilie, ses grands-parents, Jean-Michel et Sylvie Tocqueville et Denis Lecointre, ami des Tocqueville ayant été appelé à l’aide lors de l’intoxication d’Emilie.
Les enquêteurs s’accordent sur le fait qu’aucun des suspects n’a le moindre mobile. Ils vont donc choisir d’orienter leurs recherches vers une tiers personnes.
Pendant leur enquête, ils vont découvrir que Sylvie Tocqueville, secrétaire de mairie, a entretenu une liaison avec un certain Jean-Marc Deperrois, 43 ans, PDG de la société d’imagerie ITI et élu municipal. Bien qu’il n’ait pas à utiliser de cyanure dans le cadre de sa profession, les policiers vont surveiller Jean-Marc Deperrois et le placer sur écoute. Lors d’une conversation échangée avec un certain Alain, les policiers entendent parler d’une livraison « d’un produit ». La police retrouve donc « Alain », travaillant dans un laboratoire de la région parisienne qui leur avoue avoir vendu à Jean-Marc Deperrois 1kg de cyanure de Sodium, le 6 mai 1994 pour « des expériences sur des métaux ».
Le 27 juillet 1994, les policiers soupçonnent Jean-Marc Deperrois d’avoir tenté d’empoisonner son ancienne maitresse ou l’un de ses enfants par vengeance et de s’être trompé de médicament et donc de victime. Il est arrêté et incarcéré.
Le procès :
Le procès s’ouvre le 2 mai 1997 à la Cour d’Assisses de Rouen.
Après avoir, tout d’abord, nié les faits, notamment de ses relations existantes avec le certain « Alain », Jean-Marc Deperrois se voit forcer d’admettre cette connaissance devant les preuves présentées par la justice (factures téléphoniques, écoutes, …)
De nombreux autres éléments à charge viennent étoffer le dossier de l’accusation :
L’analyse du cyanure retrouvé dans la bouteille de Josacine ® correspond exactement à celui du lot acheté par Jean-Marc Deperrois.
Jean-Marc Deperrois a avoué s’être débarrassé de son lot de cyanure dans la Seine. Selon la date indiquée aux enquêteurs, il semble l’avoir fait alors que les raisons de la mort de la petite Emilie n’avaient pas encore été révélées.
Le 31 août 1994, M et Mme Madeleine (des voisins des Tocqueville) attestent de la présence de Deperrois sortant de la salle à manger des Tocqueville en leur absence et portant des gants de chirurgien. Des gants identiques sont retrouvés chez les Deperrois.
Une des 3 clefs de la porte fenêtre des Tocqueville a disparu (information qui vient valider le témoignage des voisins).
Malgré toutes ses informations, un comité de soutien des Deperrois se met en place dans le village et crie à l’erreur judiciaire.
Le médecin ayant reçu Mme Tanay quelques jours après le décès d’Emilie viendra également témoigner lors du procès. Selon lui, Mme Tanay se serait confiée sur l’aspect « anormal » de la Josacine lors de la préparation du médicament. La défense mettra en avant qu’il était impossible à Jean-Marc Deperrois, si cette information s’avérait exacte, d’avoir placé le cyanure si tôt dans le médicament. Mme Tanay niera tout au long du procès avoir tenu ce discours au médecin.
Le 24 mai 1997, Jean-Marc Deperrois est condamné à 20 ans de réclusion.
Depuis, 2 camps s’opposent à Gruchet-le-Valasse. La famille Tanay sera obligée de quitter la région quelques temps devant les attaques, les insinuations et les menaces.
A ce jour, les demandes de libération anticipée de Jean-Marc Deperrois ont toutes été rejetées.

Ericmaillaird : Vraiment ! Je trouve ça beau ! Arrachage d'yeux ! J'aaaadorreeee ! J'ai fais la même avec mon chien ! Rest in peace pepete :)…
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Ericmaillaird : C'est dégueu ! Horrible même !…
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Frederick : excellent, on a quand même encore le droit de rêver.
Que la force soit avec nouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus :-)…
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Frederick : franchement pas étonné qu'il y ait de la gruge derrière tout cela.
Il est franchement bien placé lol…
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Kathy : Violation de la dignité*, pardonnez la faute.…
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